La taxe illégale des 25% sur les recettes des structures hôtelières implantées à Ganvié
A l'origine, elle avait la forme d'une gratification offerte aux guides et conducteurs des embarcations motorisées et était de l'ordre de 10%. Les guides et les conducteurs étaient régulièrement payés par leurs employeurs. Certains promoteurs hôteliers animés de la volonté de s'éliminer mutuellement l'ont revue progressivement à la hausse à 15, 20, 25, 30 et même 35% de leurs recettes. Leur logique était que le promoteur qui ne parviendrait pas à la payer, fermerait ses portes et que les guides et conducteurs conduiraient les touristes uniquement vers le promoteur hôtelier qui est disposé à leur payer cette taxe sur ses recettes. De leur côté, les guides et conducteurs ont conçu des mécanismes pour assurer la perception des 25%, par exemple en suivant les touristes et en répertoriant leurs achats, calculatrices à la main (cf. Note de service 028/ DPPT/DDT/MCAT/SA du 11 juillet 2005).
Etant donné que les promoteurs hôteliers étaient disposés à payer la taxe, ils ne se sont pas éliminés les uns les autres mais aucun de ceux qui paient n’est arrivé à implanter des structures respectant les normes les plus élémentaires en matière d’hôtellerie. Pis encore, face à une telle réalité et dans un souci de compenser les choses, certains promoteurs hôteliers ont choisi la médiocrité dans la prestation des services et même le vol des touristes (cf. ROUTARD, Petit Futé, etc..).
Dans les faits, la taxe illégale des 25% perçue par les guides et conducteurs, constitue un frein pour le développement de l’activité hôtelière. A titre d’illustration, elle est la cause fondamentale de la prochaine démolition de la Maison ou Villa Témoin de la Francophonie, une structure hôtelière construite par l’Etat pour accueillir les touristes à Ganvié. L'Etat n'étant pas en mesure de justifier le paiement d'une telle taxe dans ses livres comptables, la taxe illégale des 25% a entraîné la Maison ou Villa Témoin de la Francophonie dans l'état où elle se trouve présentement.
De 35%, cette taxe a été ramenée à 25% et est vite récupérée par les transporteurs. En principe, chaque transporteur autorisé pour transporter les touristes à Ganvié doit avoir un guide et un conducteur, qu’il doit payer. Les tarifs de la traversée fixés par le ministère du tourisme prend en compte le coût du guidage, c’est-à-dire la rémunération du guide et du conducteur. Une bonne partie des transporteurs ne paient pas leurs guides et conducteurs, ils demandent à ceux-ci de se faire payer par la taxe des 25% sur les recettes des structures hôtelières. Pour les guides et les conducteurs, c’est plus consistant de réclamer les 25% des recettes des structures hôtelières que de réclamer un paiement régulier et réaliste auprès de leurs employeurs, les transporteurs.
Les promoteurs de l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ se sont rendus compte dans leur étude de faisabilité que la taxe des 25% constitue un frein pour le développement de l’activité hôtelière à Ganvié et surtout pour la fourniture de services de qualité aux touristes, comparables à ceux qui sont fournis par les hôteliers de Cotonou, Porto-Novo, Ouidah, Grand-Popo et tous les autres sites béninois de renom qui accueillent les touristes. De plus, dans le souci de nous inspirer des pratiques déjà existantes, nous ne sommes pas arrivés à repérer sur cette terre, une structure hôtelière fournissant des services professionnels et payant une taxe de 25% sur ses recettes (pas bénéfices) à des guides ou conducteurs de barques motorisées. Par ailleurs, l’Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort s’est rendu compte qu’il attirerait la foudre fiscale s’il doit inscrire dans ses livres la taxe illégale des 25%, payée aux guides et conducteurs, après avoir perçu la totalité des recettes auprès des clients.
Nonobstant ces donnes, nous nous sommes lancés dans une consultation tous azimuts avec les divers acteurs, pour expliquer pourquoi cette taxe illégale doit être ramenée à 10% au maximum des recettes des structures hôtelières. Certains avaient donné leur accord pour accepter les 10% mais la quasi-totalité a par la suite rejeté les 10% pour exiger que les 25% soient la norme.
Quiconque a visité l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ conviendra que la structure est différente de toutes les autres structures à Ganvié, même la Maison ou Villa Témoin de la Francophonie réalisée par l’Etat, et la qualité de nos prestations est nettement meilleure. De plus, l’investissement est plus important, et l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ se rapproche plus des normes nationales et internationales en matière d’hôtellerie. Les collègues du secteur qui apprennent que l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ a accepté de payer 10% de ses recettes aux guides et conducteurs qui ne sont pas dans la quasi-totalité des cas, les fournisseurs de nos clients, disent que c’est suicidaire de notre part. Les guides et conducteurs qui refusent les 10% proposés par l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’, prêchent aux touristes que l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ n’existe pas et si les touristes se rendent compte de son existence, on dit que c’est fermé, c’est le jour de repos, les travaux sont en cours, si vous tenez à aller dans cet hôtel vous devez payer un supplément ou double tarif, le temps de visite du site de Ganvié est terminé et nous ne pouvons pas vous permettre de descendre à l'Hôtel Germain, l’Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort ne détient pas une autorisation etc… Ces propos mensongers sont servis aux clients qui ont réservé auprès de nous et la quasi-totalité n’arrive jamais à destination si l’arrivée n’est pas annoncée à la direction de l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ pour qu’on assure l’accueil dès l’embarcadère de Calavi. Souvent ces guides et conducteurs limitent la découverte du site de Ganvié au marché flottant ou à la hauteur du château d’eau de l’archevêché de Cotonou dans le souci de vous empêcher d’apercevoir l’Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort. Nous tenons à préciser que nous sommes à ce jour le seul établissement hôtelier détenant à Ganvié une licence d’exploitation délivrée dûment par le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et de Tourisme.
L’Administration Nationale du Tourisme a été saisie et a osé prendre la Note de Service N° 0284/DPPT/DDT/MCAT/SA du 11 juillet 2005 qui proscrit expressément la taxe illégale des 25% et la remplace par un pourboire qui n’est pas obligatoire laissé à la discrétion du touriste ou du promoteur, si et seulement si celui-ci est satisfait, et qui ne doit dépasser en aucun cas 5 ou 10% du coût des prestations strictement hôtelières. La réaction des guides et conducteurs a été vive. Pour eux, cette note de service doit rester lettre morte. Pour l’instant nous ne pouvons pas dire que la note de service demeure effectivement lettre morte, mais on assiste à un durcissement et à une multiplication des manœuvres des guides et conducteurs pour veiller à la perception de la taxe illégale des 25%. Dans les faits aucune disposition de cette note de service qui énonce les principes les plus élémentaires en matière d’hôtellerie et de tourisme n’est appliquée sur le terrain. Les bureaux des autorités de l’administration nationale du tourisme sont inondées de plaintes des touristes, victimes du rançonnement et du harcèlement des guides et conducteurs. L’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ persiste et refuse de payer la taxe illégale des 25%, et fait l’objet d’un sabotage systématique de la part des guides et conducteurs. Le seul moyen que nous disposons pour assurer que les touristes qui le désirent puissent découvrir les merveilles de l’‘‘Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort’’ est de les exhorter à réserver ou signaler leur arrivée auprès de la direction de l’hôtel soit en téléphonant au +/229/97.07.30.92 ou +/229/90.91.82.15 ou +/229/21.36.03.47, soit en envoyant un message électronique à l’adresse: christopher.oke@swing.be ou un message par télécopie au +229/21.31.65.82. Nous assurons l’accueil de chaque client à partir des frontières, de Cotonou, Porto-Novo, de Ouidah ou de n’importe quelle autre ville du Bénin, et surtout à partir de l’embarcadère d’Abomey-Calavi. Nous insistons, vous n’avez aucune chance de découvrir l’Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort si vous ne nous informez de votre arrivée.
Pendant un bon moment on nous a nié le droit d’assurer l’accueil de nos clients à partir de l’embarcadère de Calavi parce qu’on cherche à les détourner vers d’autres structures, mais nous sommes parvenus à revendiquer ce droit et à l’exercer au profit des clients qui réservent auprès de nous. Nous sommes régulièrement à l’embarcadère de Calavi pour les accueillir et les amener sans harcèlement ni rançonnement de la part des guides et conducteurs à l’embarcadère de Calavi.
Nous constituons une innovation dans l’hôtellerie à Ganvié et nous relevons tous les défis pour assurer que la qualité de l’hôtellerie à Ganvié se rapproche des normes nationales et internationales en la matière. Si vous nous visitez une seule fois, vous reviendrez plus fréquemment. Chaque client qui vient à l’Hôtel Germain – Ganvié Holiday Resort, repart toujours satisfait et reçoit nos lettres d’accréditation pour faire office de notre Ambassadeur Plénipotentiaire, partout où il sera.
La taxe illégale des 25% est un frein pour le développement et plus particulièrement pour le développement de l’activité hôtelière à Ganvié. Réservez auprès de nous, c’est nous soutenir, c’est aider Ganvié à être comme les autres sites touristiques du Bénin et du monde entier, c’est la garantie que vous ne serez pas l’objet des diverses sortes d’arnaque, de rançonnement ou de harcèlement de la part des guides et conducteurs qui tiennent non seulement à percevoir la taxe illégale des 25% auprès des hôteliers mais également à rançonner ou harceler les touristes. Nulle part au monde, un guide ou un conducteur qui n’est pas fournisseur d’un client peut réclamer 25% des recettes (pas bénéfices) de l’établissement hôtelier. Nous soutenir, c’est également participé à la bonne gouvernance des affaires publiques et privées, c’est aussi lutté contre le rançonnement, le harcèlement et l’enrichissement illicite des guides et conducteurs des barques motorisées au détriment des promoteurs hôteliers.
Commentaire
Pas de commentaire :(
Ajouter un commentaire